Les membres du Conseil d’administration et ceux de la Direction générale sont entièrement distincts. Une même personne ne peut pas siéger simultanément dans ces deux organes, garantissant ainsi une séparation stricte entre les fonctions de direction opérationnelle et les responsabilités de surveillance stratégique. Les principes de gouvernance, présentés dans le Rapport de gestion, expliquent la manière dont la Banque est dirigée, administrée et contrôlée dans le respect des meilleures pratiques.

La gouvernance RSE de la BCF s’inscrit dans cette logique de responsabilités clairement établies, de transparence décisionnelle et d’intégration des enjeux de durabilité dans les organes stratégiques et opérationnels. Elle vise à garantir une mise en œuvre cohérente, mesurable et alignée avec la stratégie globale de la Banque.

Conseil d’administration (CA)

Le Conseil d’administration (CA) exerce la haute direction, la surveillance et le contrôle de la Banque. Il valide les orientations stratégiques, y compris en matière de RSE, et supervise leur mise en œuvre.

Les sept membres du CA sont élus conformément à la Loi du 22 novembre 1998 sur la Banque Cantonale de Fribourg (LBCF), qui fixe les modalités d’élection, la durée des mandats et les exigences en matière de compétences. La composition du Conseil d’administration, tout comme les parcours professionnels, les formations et les autres mandats de ses membres – y compris ceux de sa présidence – sont publiés sur le site internet de la BCF et dans le Rapport de gestion. Les compétences attribuées au Conseil d’administration ainsi qu’à ses comités spécialisés sont précisément définies et rendues accessibles au public. Le processus de nomination et de sélection des membres de l’organe de gouvernance le plus élevé est également formalisé et publié, garantissant transparence et rigueur institutionnelle.

Les administrateurs disposent des compétences professionnelles nécessaires à l’exercice de leur fonction (banque, finance, gestion des risques, droit, stratégie, gouvernance). Ils sont considérés comme indépendants de la Direction générale, dans le respect du cadre légal, ce qui garantit l’autonomie stratégique de la Banque et la qualité de la surveillance exercée. Une auto-évaluation annuelle de la performance du plus haut organe de gouvernance est menée, afin de renforcer la transparence et l’efficacité de sa mission de pilotage.

Au sein du CA, Mme Dominique Jordan assume le rôle de responsable stratégique durabilité depuis septembre 2023. Elle assure à ce titre le suivi de la gestion des thématiques de durabilité, consolidant ainsi la cohérence de l’approche à tous les niveaux de gouvernance.

Dans le cadre de ses attributions en matière de durabilité, le CA :

  • valide les orientations stratégiques RSE ;
  • est informé 2 à 3 fois par année de l’avancement des objectifs RSE, des indicateurs clés, ainsi que des risques et opportunités identifiés ;
  • approuve le rapport RSE annuel, garantissant ainsi la cohérence, la transparence et la fiabilité des informations publiées.

Conscient de l’évolution rapide des enjeux réglementaires, climatiques et sociétaux, le CA est également invité à suivre des conférences et formations sur le thème du développement durable, afin de perfectionner ses connaissances. Ainsi, quatre membres du CA ont participé en 2025 à une conférence dont le titre était « Intégrer la durabilité et les risques naturels dans la stratégie bancaire ». Cette conférence a été animée par M. Gaël Giraud et modérée par M. Rodolphe Bocquet, deux experts reconnus dans les domaines de la macro‑économie financière, du dérèglement climatique et de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Comité d’audit et des risques

Le Comité d’audit et des risques veille à la gestion rigoureuse et à la maîtrise des risques de la Banque. Les points d’attention majeurs sont transmis à la Direction générale ainsi qu’au Conseil d’administration, afin d’assurer une prise de décision éclairée et réactive.

Le Comité d’audit et des risques du CA est sensibilisé aux enjeux climatiques et veille à l’intégration progressive des risques liés à la durabilité – en particulier climatiques et liés à la nature – dans le dispositif global de gestion des risques. Cette approche contribue à renforcer la résilience de la Banque et à anticiper les évolutions réglementaires et économiques.

Direction générale (DIGE)

La DIGE est responsable de la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie RSE. Elle veille à l’intégration des exigences de durabilité dans les processus métiers, les politiques internes et les priorités opérationnelles. Elle conçoit des modèles économiques durables et pilote les plans d’action.

La Banque a désigné deux ambassadeurs RSE au sein de la DIGE afin de donner une visibilité concrète à cet axe stratégique et assurer son intégration à tous les niveaux de l’organisation.

Le premier ambassadeur est M. Daniel Wenger, président de la Direction générale. À ce titre, il met en lumière l’importance de la RSE, son ancrage stratégique ainsi que sa transversalité dans l’ensemble des décisions de la Banque. Il soutient activement la mise en œuvre des mesures RSE validées par la DIGE.

Le deuxième ambassadeur est Me Christophe Mettler, responsable de la division Juridique, risques et compliance, et membre de la Direction générale. Il agit en tant que sponsor principal sur les aspects réglementaires, la Politique de durabilité, ainsi que la supervision des engagements ESG. Il veille également à l’évaluation et à la gestion globale des risques, y compris ceux spécifiquement liés aux enjeux ESG.

La responsable RSE, Mme Sandra Galliker, effectue un reporting mensuel à la DIGE, permettant un suivi régulier de l’avancement des plans d’action, des indicateurs et des mesures validées. Ce dispositif garantit un pilotage continu et une capacité d’arbitrage rapide.

Loi sur la BCF

La BCF est une personne morale de droit public distincte de l’État, régie par la Loi du 22 novembre 1988 sur la Banque Cantonale de Fribourg (LBCF). Elle bénéficie de la garantie de l’État, selon l’article 3 de la LBCF qui prévoit que l’État garantit les engagements financiers de la Banque. En couverture de cette garantie, la BCF verse chaque année à l’État une indemnité qui tient compte des risques et des résultats de la Banque.

Un groupe de travail dédié à la RSE

La coordination opérationnelle de la démarche repose sur un groupe de travail RSE, instance transversale réunissant des représentantes et représentants de toutes les divisions et des métiers concernés.

Le groupe de travail RSE

  • propose et consolide les mesures RSE ;
  • assure le suivi des plans d’action ;
  • identifie les synergies et interdépendances entre métiers ;
  • contribue à l’amélioration continue du dispositif ;
  • prépare les éléments nécessaires au reporting à la DIGE et au CA ;
  • rédige le rapport RSE annuel ;
  • établit et met à jour la politique de durabilité de la BCF ;
  • mène, par le biais de ses membres, des projets transversaux en lien avec la durabilité.

 

Fonctionnement

  • Fréquence : séance mensuelle
  • Pilotage : assuré par la responsable RSE
  • Responsabilisation : chaque membre est chargé du déploiement des mesures dans son périmètre et du retour d’information régulier.

 

Groupes de projet spécialisés

Compte tenu de l’importance stratégique des activités de placements et de crédits, des groupes de projet spécialisés sont constitués dans chacun de ces domaines afin d’ancrer la durabilité au cœur de ces activités génératrices de valeur. Il existe également des groupes spécialisés pour la gestion des risques ESG ainsi que la protection de l’environnement.

 

Placements
Ce groupe de projet, composé de représentants de l’Investment Office, de l’Asset Management, de la gestion de patrimoine et de la responsable RSE :

  • pilote l’intégration des critères RSE dans les processus d’investissement et de conseil ;
  • suit l’évolution des exigences réglementaires et des standards de marché ;
  • développe et adapte l’offre de produits durables ;
  • assure la cohérence entre la stratégie d’investissement et les engagements RSE de la Banque.

 

Crédits
Ce groupe de projet, composé de représentants du Credit Risk Management, du Front Office Credit, du Credit Control et d’un gestionnaire de données :

  • intègre progressivement les critères de durabilité dans l’analyse et l’octroi des financements ;
  • développe des solutions de financement favorisant la transition énergétique et économique ;
  • accompagne les équipes commerciales dans l’application des lignes directrices RSE.

 

Gestion des risques ESG
Le pilotage des risques ESG est géré dans un groupe de projet spécifique, composé de représentants du Risk Management, du Credit Risk Management, de la gestion des données, ainsi que de la responsable RSE. Ce groupe de projet :

  • identifie et évalue les risques climatiques et environnementaux pertinents ;
  • identifie et met en place les indicateurs clés.

 

Ecologie et protection de l’environnement
L’équipe « Immobilier et Logistique » est en charge de la récolte des données annuelles permettant l’établissement du bilan carbone. Elle met en œuvre des mesures visant à éliminer dès que possible le recours aux énergies fossiles pour le chauffage des bâtiments, surveille l’évolution des déchets et applique des principes stricts de protection des ressources naturelles pour le parc immobilier de la Banque. Un plan de mesures a été élaboré pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre de la Banque.

 

Responsabilité opérationnelle

Depuis le 1er avril 2025, la fonction de responsable RSE est assurée par Mme Sandra Galliker. Dans ce rôle, elle est chargée de :

  • proposer et mettre en œuvre la stratégie RSE ;
  • assurer le lien entre les instances opérationnelles et stratégiques (DIGE et CA) ;
  • coordonner les initiatives RSE ;
  • soutenir l’analyse des risques ESG et leur intégration dans la gestion des risques de la Banque ;
  • suivre les évolutions réglementaires dans le domaine de la durabilité ;
  • coordonner la rédaction du Rapport RSE ;
  • contribuer au développement d’une culture interne de durabilité ;
  • représenter la Banque au sein de diverses commissions ;
  • piloter le groupe de travail RSE.

Analyse de double matérialité

Pour que la stratégie RSE de la BCF soit pertinente, elle doit se concentrer sur les sujets où la capacité d’action et les risques de la Banque sont les plus élevés. Au cours du second semestre 2025, la BCF a franchi une étape majeure en mettant à jour sa matrice de matérialité selon le principe de la double matérialité.

Le passage à la double matérialité

Cette approche rigoureuse consiste à évaluer les enjeux sous deux angles complémentaires :

  • La perspective d’impact (« Inside-out ») : l’impact (positif ou négatif) généré par la Banque et ses financements sur la société et l’environnement.
  • La perspective financière (« Outside-in ») : l’impact potentiel des thématiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) sur la Banque elle-même, au travers du prisme des risques et opportunités financières à court, moyen et long terme.

Pour garantir l’objectivité et la conformité de cet exercice aux normes GRI, la BCF a été accompagnée par l’entreprise fribourgeoise Climate Services SA, un cabinet externe spécialisé dans la comptabilité carbone et la gestion des enjeux de durabilité.

La méthodologie en quatre étapes

Un groupe de travail interne pluridisciplinaire, comprenant des responsables des secteurs des crédits, des investissements, de la gestion du risque, des ressources humaines, de la communication, des infrastructures ou encore de la durabilité, s’est réuni à plusieurs reprises pour piloter ce projet, structuré autour des phases suivantes :

Étape 1 : Cartographie et analyse de la chaîne de valeur

Le travail a débuté par un atelier d’idéation visant à intégrer les récentes évolutions réglementaires. Le groupe a procédé à une cartographie détaillée de la chaîne de valeur de la BCF (amont opérationnel et aval financier). Parallèlement, une cartographie des parties prenantes a été établie, en les classant selon leur niveau d’intérêt et d’influence sur les orientations stratégiques de la Banque.

Étape 2 : Identification des IRO et ancrage métier (entretiens)
L’objectif de cette étape était d’identifier l’univers des Impacts, Risques et Opportunités (IRO) potentiels. Pour s’assurer que cette analyse reflète la réalité du terrain, Climate Services a mené une série d’entretiens individuels avec les représentants des divisions clés.

Ces échanges ont permis d’évaluer :

  • L’appropriation interne : la manière dont les thèmes ESG (notamment ceux de la Charte de durabilité) sont perçus, et comment les processus opérationnels quotidiens s’adaptent à ces objectifs.
  • La réalité métier : les principaux risques et opportunités perçus directement par les responsables de divisions face aux défis de leur secteur et les obstacles potentiels de mise en oeuvre des mesures.

Étape 3 : Évaluation et cotation (scoring)

Chaque thème identifié a ensuite été soumis à une évaluation croisée stricte selon les critères du GRI :

  1. Sévérité et probabilité de l’impact de la Banque sur son écosystème (Amont/Aval).
  2. Ampleur financière du risque ou de l’opportunité pour la Banque selon différents horizons temporels.

Le seuil de matérialité a été fixé à 2,5 (sur un maximum de 5). Ainsi, les thèmes ayant obtenu une note inférieure ou égale à 2 sont considérés « non-matériels » et ne font pas l’objet d’un chapitre dédié dans ce rapport. C’est notamment le cas du thème des Déchets, avec une incidence relativement faible pour une banque, et l’évaluation socio-environnementale des fournisseurs, ceux-ci étant considérés comme représentant un très faible risque (respect du cadre légal en vigueur en Suisse pour les fournisseurs directs et or labellisé Fairtrade), et les activités de la banque ayant un impact hautement plus significatif en aval qu’en amont de sa chaîne de valeur.

Etape 4 : Validation par la Direction générale

Le processus de genèse et les résultats de la matrice de double matérialité ont été présentés et discutés avec la Direction générale, qui a validé la matrice proposée après quelques modifications mineures.

Amélioration continue et consultation externe

La détermination de la matérialité n’est pas un exercice figé, mais un processus de dialogue continu. Soucieuse de laisser ses parties prenantes s’exprimer et d’intégrer leurs positions dans sa stratégie, la BCF planifie une phase de consultation de ses parties prenantes externes dans le courant de l’année 2026. Cette démarche permettra de confronter les résultats internes à leurs attentes réelles et d’affiner une perception commune des enjeux matériels.

Au terme de ce processus d’évaluation croisée (impacts sociétaux d’une part, et risques/opportunités financiers d’autre part), la BCF a consolidé sa nouvelle matrice de double matérialité.Pour qu’un thème soit considéré comme « matériel » (et donc traité dans le présent rapport), il doit avoir obtenu un score de pertinence élevé sur au moins l’un des deux axes (Impact ou Finance). Le Conseil d’administration a formellement validé cette liste qui structure désormais la stratégie RSE de la Banque.

Le résultat : la matrice de double matérialité

Le résultat : la matrice de double matérialité

Les thèmes ont été regroupés en quatre piliers stratégiques, qui reposent sur un socle de base.

Un socle universel : Transparence, Sécurité et Intégrité

Cet élément concentre les enjeux où la tolérance au risque de la Banque est la plus faible, car ils touchent au cœur de la confiance de la clientèle et aux exigences réglementaires.

  • Confidentialité des données et Cybersécurité (GRI 418) : (score max. 5/5). C’est l’enjeu prioritaire absolu. Protéger les données des clientes et clients face à l’augmentation des cybermenaces est un impératif tant pour l’impact sociétal de la Banque que pour sa stabilité financière et réputationnelle.
  • Lutte contre la corruption et conformité (GRI 205) : maintien d’une culture d’affaires irréprochable et respect strict des directives de marché (prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme).

 

Pilier 1 : Engagement régional et sociétal

Ce pilier reflète le double mandat de la Banque : soutenir le canton tout en gérant les risques liés à la transition écologique.

  • Économie régionale (GRI 201+203) : la mission première en tant que Banque Cantonale. Assurer le financement, le développement et la résilience du tissu économique local (PME, immobilier cantonal).

 

Pilier 2 : Produits et prestations responsables

  • Pratiques de commercialisation (GRI 417) : transparence et responsabilité dans le conseil financier aux clientes et clients (notamment en matière de finance durable et de conformité LSFin).

 

Pilier 3 : Employeur responsable

Dans un contexte de pénurie de talents et d’évolution rapide des métiers bancaires, le capital humain est la première ressource.

  • Formation et Éducation (GRI 404) : le développement continu des compétences des collaboratrices et collaborateurs pour faire face à la numérisation et aux nouvelles exigences ESG.
  • Emploi (GRI 401) et Santé/Sécurité (GRI 403) : offrir des conditions de travail attractives, préserver le bien-être psychosocial des équipes et maintenir un dialogue constructif entre la Direction générale et le personnel (GRI 402).

 

Pilier 4 : Environnement et protection du climat

  • Émissions de Gaz à Effet de Serre (GRI 305) : guider les clientes et clients vers une économie bas-carbone (gestion des émissions financées) et réduire l’empreinte des opérations de la Banque.
  • Énergie (GRI 302) et Biodiversité (GRI 101/304) : ces thèmes émergents font l’objet d’une attention croissante de la Banque, notamment via l’adoption de la méthode des Unités de Charge Écologique (UBP) pour mesurer son empreinte globale.

 

Note méthodologique : Les thèmes liés à la chaîne d’approvisionnement (GRI 308, GRI 414) ou à la gestion des déchets (GRI 306) ont obtenu des scores de matérialité faibles. Bien que la Banque applique de bonnes pratiques opérationnelles dans ces domaines, ils ne sont pas considérés comme stratégiquement matériels et ne font donc pas l’objet d’un chapitre détaillé dans ce rapport.

 

Dialogue avec les parties prenantes (GRI 2-29)

Cartographier pour mieux agir
En tant que Banque Cantonale, la BCF inscrit son activité au cœur d’un écosystème complexe. La création de valeur à long terme dépend de sa capacité à comprendre, anticiper et répondre aux attentes de ceux qui influencent la Banque ou qui sont impactés par ses décisions.

Dans le cadre de sa démarche de double matérialité initiée en 2025, le groupe de travail a procédé à une cartographie des parties prenantes. Chaque partie prenante a été évaluée et positionnée sur une matrice selon deux axes stratégiques :

  • L’Intérêt : le niveau d’attente ou de préoccupation du groupe vis-à-vis des activités et des performances ESG de la Banque.
  • L’Influence : la capacité du groupe à impacter la prise de décision, la réputation ou les résultats de la Banque.

Le résultat : la matrice des parties prenantes

L’analyse des scores obtenus a permis de segmenter les parties prenantes en quatre catégories d’engagement, définissant ainsi la manière dont la Banque interagit avec elles :

Les acteurs clés (collaboration étroite et dialogue continu)
(forte influence et fort intérêt)
Ces groupes sont au cœur du modèle d’affaires. Leurs attentes façonnent directement la stratégie RSE de la Banque et ses offres de marché.

  • Les investisseurs et les épargnants : ils exigent une transparence totale sur la gestion des risques et la performance de leurs placements.
  • Les clients (privés et entreprises) : leurs besoins évoluent rapidement vers des solutions de financement durables (rénovation énergétique, transition des PME).
  • Les régulateurs et faitières (FINMA, ASB) : c’est la partie prenante exerçant la plus forte influence sur les opérations, dictant les normes de conformité et de reporting (lutte contre le greenwashing, exigences de fonds propres).
  • Le canton de Fribourg (via le Conseil d’Etat et le Grand Conseil) : en tant que propriétaire et garant, le canton veille à ce que la Banque remplisse son mandat public tout en s’alignant sur les objectifs climatiques cantonaux.

Les acteurs influents (satisfaction et alignement stratégique)
(forte influence et intérêt ciblé)
Regroupe les acteurs qui évaluent la performance de la Banque en matière de durabilité.

  • Les agences de rating : bien que leur intérêt quotidien soit modéré, leur influence sur les conditions de refinancement est majeure.

Les moteurs de la transformation (information et implication active)
(fort intérêt et influence modérée)

  • Les employés : avec l’un des scores d’intérêt les plus élevés de la matrice de la Banque, les collaboratrices et les collaborateurs sont les premiers ambassadeurs de sa démarche de durabilité. Leur engagement et leur formation sont cruciaux pour la réussite de la transition.
  • Les fournisseurs : partenaires essentiels, notamment dans le domaine technologique, avec qui la Banque collabore pour réduire son empreinte opérationnelle (Scope 3 amont).

La société civile (veille, écoute et responsabilité globale) (influence et intérêt indirects ou émergents)
Bien que leur influence directe sur les opérations de la Banque soit historiquement perçue comme plus faible, ces acteurs représentent la conscience sociétale de la Banque.

  • La population du canton et les ONG : la Banque maintient un dialogue ouvert pour comprendre les sensibilités locales et territoriales.
  • Les générations futures : la Banque a fait le choix novateur d’intégrer formellement cette « partie prenante silencieuse » dans sa cartographie. Cela matérialise sa responsabilité à long terme, notamment en matière de protection de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique.

Perspectives d’engagement

Cette cartographie n’est pas un aboutissement, mais le point de départ de la stratégie relationnelle. Comme expliqué dans sa méthodologie de matérialité, la Banque prévoit de lancer une consultation externe de ses parties prenantes clés dans le courant de l’année 2026. Cette démarche permettra de valider leurs attentes réelles et d’ajuster la feuille de route RSE en conséquence.